Votre argent est-il en danger en Bourse ? Voici les meilleurs conseils pour protéger vos économies
En 25 ans, même avec trois krachs, l’investisseur a gagné
Par B.J.
Il est également possible d’investir dans ce que l’on appelle les ETF (Exchange Traded Fund), ou trackers. Qu’est-ce qu’un ETF ? C’est « un fonds négocié en Bourse qui combine les avantages des actions et des fonds d’investissement », selon Testachats Invest. « Ces fonds « répliquent » un indice (comme le Bel 20) sans essayer de le battre. » Ici aussi, on est dans de l’investissement à long terme.
Il existe des ETF de toutes sortes et de toutes tailles. « Les ETF monde, ce sont les plus faciles », explique Nicolas Claeys. « Ce sont des indices boursiers qui investissent dans les 23 pays les plus développés. Mais il y a aussi des ETF avec des pays émergents. »
Simple
Vous pouvez essayer de vous lancer seul dans l’aventure (avec des petites sommes, de préférence), via des plates-formes. Mais avec un courtier, c’est bien aussi. « Il y a des courtiers qui proposent des plans d’épargne », dit M. Claeys. « Vous choisissez par exemple un ETF monde et un ETF obligataire et vous laissez faire. Il y a aussi des courtiers qui vont choisir les ETF pour vous. En fait, la plus grosse démarche, c’est de s’inscrire et de répondre à quelques questions. Mais c’est facile. Par exemple, Easyvest est d’une simplicité extrême. Avec un investissement selon votre profil de risque. Pour les plus jeunes, je vous citerai Curvo, entièrement en ligne, avec des investissements à partir de 25 euros par mois. »
Encore un mot sur l’or. « C’est un peu l’assurance tous risques », avance Nicolas Claeys. « C’est un placement plus défensif. Mais attention, il avait fort baissé. L’or, en fait, il a la valeur qu’on lui donne. Je dirais qu’il ne peut représenter que 5 à 10 % maximum du portefeuille. »
« Ce qui coûte le plus cher aux investisseurs », conclut Nicolas Claeys, « c’est l’inaction. Investir un petit montant chaque mois, c’est moins stressant. Alors, c’est vrai qu’il y a une fébrilité pour le moment. Provoquée par la guerre au Moyen Orient et au pétrole, par les dettes souveraines, la guerre en Ukraine, le coût de l’énergie, l’IA qui pose beaucoup de questions. Mais vous savez, cette fébrilité en Bourse, c’est tout le temps. Celui qui a investi il y a 25 ans, il a connu trois krachs, il a quand même gagné. On ne peut jamais rien garantir mais le plus important, c’est de commencer. »
Quelle est la différence entre une action et une obligation ?
Par B.J.
Actions, obligations… Peut-être n’êtes-vous pas familiarisés avec ces notions. Nous republions ici un texte d’explication.
Voici tout d’abord ce qu’en dit Wikifin, initiative de l’Autorité des services et marchés financiers : « La plupart des obligations ont une durée fixe. À « l’échéance » votre argent vous est remboursé. Lorsque vous achetez une action, vous ne pouvez pas demander votre argent en retour après un certain délai convenu à l’avance. En d’autres termes : les actions n’ont pas de durée fixe et donc pas de date d’échéance. Si vous avez acheté une obligation, vous percevez un intérêt annuel. Le plus souvent, c’est un pourcentage du montant investi. Si vous avez acheté une action, vous n’êtes pas certain de toucher chaque année un dividende, c’est-à-dire une rémunération. Le niveau de cette rémunération n’est pas fixé à l’avance. Un placement dans une obligation d’une entreprise ou d’un pouvoir public implique généralement moins de risques qu’un investissement en actions. En effet, en cas de difficultés ou de faillite de l’emprunteur, les détenteurs d’obligations ont une priorité de remboursement sur les actionnaires. »
En résumé
En résumé, une action, c’est une part d’une entreprise, une preuve de participation à son capital. Une obligation, c’est un prêt à une entreprise ou à un État. En achetant une obligation, on a donc une preuve de dette. Les actions sont émises par des entreprises, les obligations par des entreprises ou des États.
En tant qu’actionnaire, vous touchez des dividendes. En tant que détenteur d’obligations, vous recevez des intérêts, sous forme de coupons. Le rendement est généralement plus élevé avec des actions qu’avec des obligations, mais le risque est plus grand aussi.
Une action n’a pas de durée de vie a priori. Une obligation a une durée déterminée à l’avance.
En tant qu’actionnaire, vous pouvez participer aux votes lors des assemblées générales. Ce n’est pas le cas pour les détenteurs d’obligations. A contrario, en cas de faillite, les actionnaires figurent parmi les derniers à être remboursés. Au contraire des détenteurs d’obligations, qui passent avant les actionnaires.