Un problème technique aux conséquences tragiques : Ingrid a littéralement marché vers la mort après avoir fait ses courses, le drame a été découvert par son voisin
Un simple problème d’ascenseur a viré au cauchemar. Le 28 novembre dernier, Ingrid Roeland, 76 ans, rentrait de courses dans son immeuble de Gand lorsqu’elle a constaté que l’ascenseur était en panne. Comme les escaliers étaient difficiles à emprunter pour elle, elle a voulu comprendre ce qui se passait.
Mais au deuxième étage, la porte de l’ascenseur était ouverte alors que la cabine se trouvait au niveau -1. Son chien d’assistance, Jakar, a franchi l’ouverture avant de s’arrêter à temps. Ingrid, elle, n’a pas compris que la cabine était absente et a chuté dans la cage. Elle est décédée sur place. Le drame n’a été découvert que lorsqu’un voisin a entendu les aboiements du chien.
Aveugle depuis l’âge de sept ans en raison d’une maladie génétique, Ingrid était pourtant une femme particulièrement active. Diplômée en kinésithérapie et formée en gériatrie, elle avait travaillé dans plusieurs établissements hospitaliers. Elle aimait aussi voyager et s’investissait auprès des personnes malvoyantes. À Gand, elle était notamment devenue ambassadrice du service de vélos-taxis.
« Ma tante Ingrid, qui était aussi ma marraine, habitait entre ma sœur et moi. Nous faisions régulièrement des sorties ensemble, au restaurant, en promenade ou à des concerts », raconte son neveu Bruno à HLN.
« Racheter sa faute avec de l’argent ne sert à personne »
L’entreprise chargée de l’entretien des ascenseurs est poursuivie pour homicide involontaire. Pour la famille, une éventuelle amende ne suffirait pas. « Racheter sa faute avec de l’argent ne sert à personne. Le juge devrait idéalement imposer des mesures obligatoires. Il faut aussi un protocole pour éviter que ce genre d’accident ne se reproduise », réclame Bruno.
D’autant que les problèmes étaient connus. Ingrid avait déjà signalé plusieurs pannes et était même restée coincée dans l’ascenseur. Une autre résidente avait été blessée à l’épaule après que la cabine s’était arrêtée à une mauvaise hauteur.
Le neveu pointe également le syndic : « Il a de la chance de ne pas devoir se justifier devant le tribunal. La légèreté avec laquelle les problèmes connus ont été traités est difficilement acceptable. »