Un nouveau revers pour Donald Trump : la justice protège les agents électoraux visés par son administration
L'une des cibles privilégiées de Donald Trump, républicain, est la Californie, bastion démocrate : son gouvernement a accusé l'État d'abriter 190.000 électeurs "illégaux", avant de revoir ce nombre à 20.000.
L'administration Trump a demandé aux autorités californiennes de mettre à part les bulletins d'environ 20.000 électeurs, menaçant les agents électoraux récalcitrants de poursuites.
Une juge de San Francisco, Trina L. Thompson, a donc ordonné vendredi d'arrêter ces pressions.
"Lorsque les agents des États et des collectivités locales distribuent, traitent ou dépouillent les bulletins (...), ils n'enfreignent pas le droit pénal fédéral, même si un bulletin appartient à un électeur inscrit que les défendeurs présentent comme inéligible", a-t-elle justifié.
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Mercredi, un autre juge fédéral avait déjà rejeté la demande de l'administration Trump pour forcer la Californie à suspendre le décompte de 20.000 bulletins appartenant à des personnes qu'elle accuse d'être des étrangers.
Le juge David O. Carter lui avait alors suggéré de "poursuivre pénalement les individus" un par un, "comme il l'a fait historiquement et récemment".
Ces derniers jours, des agents fédéraux armés ont arrêté 28 personnes accusées d'avoir voté illégalement en Californie, dans des affaires remontant jusqu'à 2002.