Un nouveau cycle du carbone découvert dans le désert
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Ce mécanisme correspond parfaitement aux observations réalisées sur le terrain. Dans le désert du Mojave, la température du sol peut dépasser 60 °C le jour et descendre sous les 20 °C la nuit. Ces fortes variations alimentent alors un cycle quotidien, le tout sans nécessiter aucune activité biologique.
Un poids insoupçonné
Selon les estimations des chercheurs, ce processus pourrait représenter jusqu'à 2,5 milliards de tonnes de carbone échangées chaque année entre les sols désertiques et l'atmosphère à l'échelle mondiale. Un ordre de grandeur considérable qui reste toutefois à confirmer au-delà du Mojave.
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Le CO₂ capté la nuit étant en grande partie relâché le jour, ces sols ne constituent pas a priori un puits de carbone durable. Mais ce mécanisme, décrit récemment dans Science Advances, pourrait aider à améliorer les modèles du cycle mondial du carbone. Il faut désormais déterminer dans quelle mesure d'autres sols, aux minéraux et aux températures différents, présentent le même comportement.
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Reste à savoir si ce mécanisme pourrait un jour contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique. Avant d'envisager une telle application, il faudra toutefois déterminer comment transformer ces échanges quotidiens en stockage durable du carbone.