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"Un Bruxellois risque de toucher 600 euros de moins qu'un Wallon ou un Flamand pour le même job"

National

La comparaison mérite une nuance : les montants varient selon les revenus. La prime flamande peut atteindre près de 700 euros par an, contre 500 euros pour le futur dispositif wallon.

Une prime de 600 euros

Inspirée du modèle flamand, la proposition de Défi prévoit jusqu'à 600 euros par an pour un salarié à temps plein au salaire minimum. La prime diminuerait progressivement pour disparaître au-delà de 3 700 euros brut mensuels. Selon Défi, entre 180 000 et 220 000 Bruxellois pourraient en bénéficier. Elle serait versée automatiquement, exonérée d'impôt et neutralisée pour certaines aides sociales (logement social, allocations familiales, etc.).

À Bruxelles, le taux d'emploi des 20-64 ans atteignait 63,9 % en 2025, loin de l'objectif des 70 % en 2030. Près d'un emploi sur deux dans la capitale est occupé par un navetteur flamand ou wallon.

Deux choix pour 60 millions

Défi chiffre sa mesure entre 50 et 70 millions d'euros par an. Une somme considérable pour une Région en déficit. Mais Bernard Clerfayt la compare aux quelque 58 millions consacrés par la majorité à une baisse de l'impôt des personnes physiques (IPP).

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"La masse financière est identique à notre projet de jobbonus, mais cette baisse d'IPP profitera surtout aux hauts salaires sans aucun effet incitatif sur l'emploi. C'est un pur cadeau fiscal : ce ne sont pas quelques euros de taxe en moinspar mois qui empêcheront les classes moyennes de quitter Bruxelles."

La réduction de l'IPP, prévue à partir de l'exercice d'imposition 2028, représenterait notamment 147 euros par an pour un célibataire sans enfant gagnant 2 700 euros net mensuels.

Mais pourquoi ne pas avoir instauré ce bonus lorsqu'il était ministre ? Bernard Clerfayt invoque les contraintes budgétaires de l'époque et une concurrence régionale moins forte, puisque la Wallonie n'avait pas lancé son projet de jobbonus. "Aujourd'hui, Les Engagés soutiennent ce dispositif en Wallonie. Pourquoi leur ministre de l'Emploi à Bruxelles, Laurent Hublet, ne le fait-il pas ici ? On ne peut pas rater cette opportunité, sinon les Bruxellois continueront de se faire souffler leurs emplois", lance-t-il.

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Hublet privilégie d'autres leviers

Le cabinet Hublet assure "que la question est sur la table à Bruxelles aussi", mais refuse de se limiter à un alignement sur les Régions voisines. Il met en avant deux projets : un avantage fiscal régional pour les Bruxellois éloignés de l'emploi recrutés dans les zones d'accélération économique, et une nouvelle aide à l'embauche dès 2027 pour favoriser les candidats bruxellois.

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Défi défend une prime directe aux bas salaires ; le gouvernement privilégie la baisse de l'IPP et des aides ciblées. Pour quel budget, et à quelle hauteur ? Le cabinet Hublet n'est pas en mesure de communiquer les chiffres à ce stade, dans l'attente des tableaux budgétaires définitifs.

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