Trop de personnes exclues du chômage disparaissent des radars: "Il faut une nouvelle approche en matière d'emploi"
Mais on est donc sans nouvelles des 40 % restants qui ont littéralement disparu des radars. Une situation qui inquiète les organisations patronales interprofessionnelles.
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Dans un communiqué commun, la FEB (fédéral), le Voka (Flandre), Beci (Bruxelles), AKT (Wallonie) et AVED-IHK (communauté germanophone) réclament "une nouvelle approche en matière d'emploi". "Les autorités doivent prendre leurs responsabilités, individuellement et de manière concertée, explique le patronat, qui rappelle que l'objectif est d'arriver "à un taux d'emploi de 80 %" dans notre pays.
"Pas uniquement une mesure budgétaire"
Or, d'après les estimations des organisations, "une part importante" de ces personnes récemment exclues du chômage "ne sera pas remise à l'emploi".
Selon le communiqué commun, la limitation des allocations de chômage dans le temps ne doit ainsi "pas être considérée uniquement comme une mesure budgétaire". "Il doit s'agir avant tout d'une mesure d'activation, insiste Pieter Timmermans, le patron de la FEB. Il est important que les pouvoirs publics, chacun individuellement et de manière concertée, prennent leurs responsabilités afin d'accompagner autant que possible les personnes concernées vers le marché du travail".
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D'après le germanophone Volker Klinges, directeur d'AVED-IHK Ostbelgien, les Régions et la Communauté germanophone doivent pouvoir bénéficier "d'un large accès" aux données fédérales relatives au marché du travail, et ce "dans un cadre juridique clair". "Il est important qu'elles puissent adapter leur politique en fonction de ces données", développe-t-il.
Plateforme de collaboration "emploi "
Les organisations patronales proposent la création d'une plateforme réunissant, d'une part, Actiris, l'ADG, le Forem et le VDAB et, d'autre part, les institutions fédérales de sécurité sociale. "Au sein de cette plateforme, elles pourront coordonner leurs politiques et échanger leurs bonnes pratiques", insiste le communiqué. L'offre de formations doit être mieux adaptée aux besoins réels du marché du travail et les formations doivent être accélérées".
Le patronat demande, en outre, plus d'uniformité dans l'évaluation de l'aptitude au travail par tous les CPAS ou encore une politique d'accompagnement forte des Régions et des Communautés avec, notamment, des structures d'accueil pour enfants "suffisantes, abordables et flexibles".
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Et les organisations de s'interroger. "Il est frappant de constater que 9 % des personnes sortant du système finissent par émarger à l'Inami", développe le communiqué. Ce groupe doit faire l'objet d'une évaluation et les flux doivent être suivis de près afin d'éviter les tourniquets ou les vases communicants".