"Stop aux visites domiciliaires" : des rassemblements s'organisent partout en Belgique, dont un devant l'hôtel de ville de Verviers
Une scène qui rappelle le rassemblement du 26 janvier 2026, alors que le conseil communal s'apprêtait à voter une motion s'opposant aux visites domiciliaires. La motion portée par LRV, PS-IC, Écolo et le PTB, a été adoptée à raison de 19 voix pour, 8 contre et 9 abstentions.
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Des discussions régulières, mais pour quel impact ?
Depuis, Virginie Fyon, coordinatrice à La Belle diversité, confie que "le collectif de la Voix des sans papiers de Verviers et ses soutiens sont en dialogue régulier avec la Ville et le bourgmestre".
Toutefois, la mobilisation semble nécessaire puisque la loi est issue du fédéral. "La motion s'opposant aux visites domiciliaires a bien été votée à Verviers, mais la situation reste insécurisante, ajoute-t-elle. On se demande jusqu'à quel point ce dialogue local empêchera des interventions réelles si la loi fédérale passe. Vivre sans papiers, c'est déjà être en insécurité permanente. Si le danger arrive jusque dans la chambre où on dort, la situation devient intenable."
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"Une loi pareille, c'est hors de question"
Concrètement, si la loi sur les "visites domiciliaires" passe, la police serait autorisée à entrer chez ceux qui hébergent des personnes en séjour illégal. La coordinatrice à La Belle diversité dénonce une mesure qui "vise spécifiquement à créer la peur chez les citoyens solidaires".
Elle rappelle que le Conseil d'État a déjà rendu deux avis critiques à ce sujet. "De nombreuses organisations comme Myria, le CNCD-11.11.11, Amnesty International ou la Ligue des droits humains s'opposent fermement à cette loi car c'est une atteinte grave à l'État de droit", complète Virginie Fyon.
Le 4 novembre, soit à la veille du vote de la loi au parlement fédéral, elle espère que les rassemblements montreront "que la société civile et les citoyens gardent les élus à l'œil et soutiennent les personnes sans papiers. On veut montrer qu'on ne va pas oublier qui vote quoi et que la résistance s'organise déjà si la loi venait à passer".
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