Pologne : quand l’extrême droite empoisonne durablement la démocratie
La colère des conservateurs polonais grondait, elle a explosé. Alors que des centaines de manifestants faisaient le siège devant le Tribunal constitutionnel pour dénoncer la nomination de juges plus favorables au Premier ministre Donald Tusk, ils ont vu débarquer vendredi soir Karol Nawrocki, président nationaliste de la Pologne. Ce dernier a pu s’infiltrer dans le bâtiment dont les grilles avaient été attaquées par d’autres membres de l’opposition à l’aide d’une scie sauteuse.
Nawrocki, en route pour le Sénégal, avait fait demi-tour pour venir à la rescousse de Bogdan Święczkowski, président du Tribunal, suspendu quelques heures plus tôt par sa collègue Anna Korwin-Piotrowska au motif que Święczkowski serait visé par des enquêtes criminelles.