On a confronté le coach d'Anderlecht Vitor Bruno au bilan tiré par Kenneth Bornauw : "Jamais je n'écarterai cinq joueurs"
À lire aussi
Kenneth Bornauw évoque la crise à Anderlecht et son entraîneur : "On soutient Vitor Bruno, mais nous ne sommes pas d'accord avec tous ses choix"
La pression du match à venir
"Je ne veux pas parler d'une obligation de gagner. Mais il y a une obligation de montrer une mentalité de gagnant. Ce qui m'affecte, c'est quand je vais à Neerpede et que je vois des personnes tristes parce que l'équipe ne gagne pas. Je veux que les gens autour de moi soient fiers de leur club. Je suis rentré à la maison et j'ai vu mes enfants de 6, 10 et 12 ans pleurer parce qu'on avait perdu le match. Cela me fait mal. Voir les gens autour de moi souffrir me blesse."
À lire aussi
La Gantoise a montré à toute la Belgique comment battre Anderlecht : voici comment s'y prendre
Sa position est en danger et il pourrait sauter
"Je me mets la pression tous les jours. Je suis extrêmement exigeant. C'est ma nature. L'histoire dit qu'Anderlecht doit gagner des titres, pas seulement des matchs. Ici, on est censé gagner dix matchs de suite. Mais depuis quand Anderlecht n'a-t-il plus remporté un trophée ? Dix ans ! Je sais qu'il y a des étapes à franchir. Je suis convaincu qu'on avance, je le vois tous les jours, mais c'est un processus. C'est comme construire une maison. Je suis ici pour gagner tous les jours, pas pour prendre le temps de faire les choses. Je veux instaurer cette mentalité chez les joueurs."
La mentalité de son groupe
"Ce qui s'est passé à 2-0 à Gand, je ne veux plus jamais que ça arrive. On ne peut pas s'arrêter avant que le match soit terminé. Je veux que mes joueurs soient à fond jusqu'au bout. Tous les jours. Anderlecht est un grand club européen. Je veux le ramener tout en haut du classement et le voir se battre pour les titres. Si je ne sentais pas que les joueurs croient en moi, je serais en train de remettre ma démission à la direction. Il faut aussi aller parler à ceux qui ne jouent pas. Il y a toujours des joueurs insatisfaits, mais en général, je sens qu'ils me suivent.
Coosemans a fait une sortie positive à mon égard ? C'est pour que je lui paie un resto ! (Rires) Je considère que l'opinion la plus importante pour moi est celle des joueurs. Je suis toujours honnête avec eux. Je suis dur, exigeant, mais clair dans ce que je dis. Je les traite tous de la même manière. Pour Colin, c'est facile puisqu'il joue tout. Justin (Heekeren) dira peut-être autre chose puisqu'il joue moins."
L'importance de fixer un onze de base
"Ce n'est pas une question de rotation car je ne cherche pas spécialement à faire tourner. Je choisis les joueurs que je considère capables de faire la différence sur le terrain. Pour moi, le statut ne vient pas de la hiérarchie, mais de la performance. Aucun joueur ne peut se sentir plus important qu'un autre. J'attends même de gamins de 17 ans qu'ils montrent du leadership sur le terrain. Je ne parle pas à tout le monde de la même manière, mais je ne fais aucune différence dans le traitement."
À lire aussi
"Je suis déjà arrière-grand-père, ce n'est pas bon signe" : Paul Van Himst sur les années qui passent, la crise à Anderlecht et son petit-fils Amando
La taille trop importante de son groupe
"Il n'y a pas de clause dans le contrat des joueurs qui dit qu'ils doivent être sur le terrain, que je sache. Pour jouer, ils doivent donc être performants. Oui, j'ai un groupe de 33 éléments. C'est plus important que dans une équipe traditionnelle, mais j'ai tous mes joueurs en tête lorsque je compose mon équipe. Chaque joueur a ses attentes et donc ses possibles frustrations. Cela m'oblige à beaucoup dialoguer avec eux. Mais je n'écarterai jamais cinq ou six joueurs pour me permettre de travailler avec un groupe plus restreint. Je ne le ferais qu'en cas de problème de comportement."
À lire aussi
Piston de Tielemans pour Anderlecht, le souvenir des Ardennes belges et les Hazard : le vrai Giulian Biancone à travers les yeux de son grand frère
Le manque d'efficacité offensive