Nathalie raconte son quotidien sur OnlyFans : "Il faut vendre du désir, mais aussi de l'attention"
Très vite, elle a compris qu'il fallait poser des règles. "Il y a des demandes extrêmes : des simulations de viol, du gore. Ça, c'est non."
Les débuts sont assez maigres. Malgré une dizaine de clients réguliers par mois, elle atteint à péniblement 100 euros mensuels. Alors elle décide d'investir : caméras, petit studio chez elle, éclairage soigné et matériel en tout genre. "Il faut du matériel qui donne envie. Au total, j'ai mis presque 10 000 euros."
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Le pari finit par payer, sans la faire basculer dans le luxe. "Une fois ces investissements faits, j'ai réussi à construire une communauté." Elle tourne aujourd'hui autour de 500 euros les bons mois, 300 les moins bons. "Ce n'est pas rien, mais ça demande du temps. Je passe des dizaines d'heures dessus tous les mois."
Le contenu porno, elle ne le nie pas. "Bien sûr, la majorité veut du contenu sexuel, des choses très précises : des pieds, des positions explicites. Il faut se rendre attractive au début, mais ne pas trop montrer, entretenir le désir. C'est comme ça que la plateforme fonctionne : créer de la fidélité, donner envie de revenir, sans trop donner."
Pourtant, c'est ailleurs qu'elle dit avoir trouvé de quoi tenir. "Je me sens quelque part liée. J'ai des fidèles qui reviennent, des hommes qui se sentent seuls. Parfois, ils ne demandent même pas de sexe, juste de discuter. De l'affection, presque, de l'attention, de l'écoute."
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Elle le fait, dit-elle, avec plaisir. "Ça devient de la psychologie." Certains veulent parler pendant des heures, et en veulent toujours plus. "L'avantage, c'est que tout peut se tarifer. Mais il ne faut pas trop en faire." Désormais, elle a une communauté fidèle, et cet argent compte dans son budget. "Ça me permet de partir en vacances. Sans ça, ce serait bien plus dur avec deux enfants."