Les CPAS " surpris " par la circulaire de la ministre Van Bossuyt : " Nous regrettons de ne pas avoir été concertés "
Par RTL info avec Belga
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Ajoutez-nous à vos favoris Google Les CPAS du pays se disent surpris par le courrier envoyé par la ministre de l’Intégration sociale Anneleen Van Bossuyt (N-VA). Cette nouvelle circulaire stipule que les CPAS doivent déterminer si la personne est vraiment disposée à travailler avant de pouvoir bénéficier du revenu d’intégration.
La fédération des CPAS de Wallonie accueille froidement vendredi la nouvelle circulaire de la ministre Van Bossuyt conditionnant l’aide sociale aux personnes à leur disposition à travailler.
« Cette circulaire est une surprise pour nous », réagit le président de la fédération des CPAS de l’Union des villes et communes de Wallonie, Alain Vaessen, interrogé par Belga.
« Nous regrettons de ne pas avoir été concertés. D’autant que c’est une circulaire qui a beaucoup d’impact sur la première ligne sociale », ajoute-t-il tout en pointant un clair « durcissement de ton » de la part de la ministre.
La fédération s’étonne d’autant plus de cette initiative de la ministre que le gouvernement travaille actuellement à réformer la loi sur le plan individualisé d’intégration sociale (PIIS), avec notamment plusieurs points relatifs au travail des allocataires.
« On a donc ici une circulaire qui vient en quelque sorte précéder une loi dont la révision n’est pas encore aboutie… », s’étonne M. Vaessen.
Suite à cette annonce de la ministre, la fédération des CPAS a décidé de réaliser une première étude d’impact qui sera abordée en comité directeur le 4 novembre prochain, a-t-il ajouté.
Dans cette circulaire, le ministre Van Bossuyt trace une série de conditions strictes à appliquer par les CPAS pour l’attribution du revenu d’insertion aux demandeurs, notamment dans la vérification de leur disposition à travailler.
La fédération flamande des CPAS a également réagi négativement à la circulaire, estimant que celle-ci n’apportait « aucune plus-value ». Les CPAS flamands réfutent aussi tout laxisme, comme l’évoquait la ministre de sa communication vendredi matin.