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"L'ambiance est tellement sympa que je vais volontiers seul dans ce restaurant"

National

"J'ai fait la seconde partie de mes études à Louvain-la-Neuve. Il y avait une institution qui s'appelait "Le Grand Place", un bar et resto où l'on se retrouvait entre étudiants et résidents de la ville", raconte Nicolas Ghislain. "Le patron de cet établissement, associé avec son père, a voulu ouvrir son propre restaurant, au milieu des années 80. Il avait repéré, à Bruxelles, un café tenu par une dame assez âgée, qui s'appelait Georgette. Un véritable caberdouche bruxellois. Il lui a proposé de racheter son bar parce qu'elle était à la fin de sa carrière", poursuit le journaliste. Et c'est de cette manière que l'établissement a ouvert ses portes, en 1985, à Bruxelles.

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Une histoire de famille

Le choix du nom du restaurant n'est pas le fruit du hasard. Le fils du nouveau propriétaire est né deux avant l'ouverture et il s'appelle Nicolas. Quelques années plus tard, le patron a ouvert un autre établissement, le "Martin-Pêcheur", proche de Georges-Henri, qui porte également le prénom de son deuxième fils.

"Le Jardin de Nicolas" dispose d'une véranda et, à l'étage, d'un espace plus lounge. "C'est un endroit qui a continué à évoluer, à se transformer au fil du temps", affirme Nicolas Ghislain. Aujourd'hui, il s'agit d'une entreprise familiale et d'une histoire de transmission, puisque le père et ses fils sont désormais associés et travaillent ensemble.

Ce que Nicolas Ghislain apprécie au restaurant est d'abord sa localisation. "Montgomery est un de mes quartiers préférés de Bruxelles. Mon école était située dans les environs, et c'est ici que j'ai découvert la liberté, que j'ai commencé à boire des verres quand on sortait, avec les autres écoles du quartier", se remémore-t-il.

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Le journaliste spécialisé sur les sujets économiques a pour habitude de s'y attabler une fois par semaine. "En mangeant, j'y parcours souvent "L'Équipe", mon appli sportive préférée. C'est un endroit où j'essaye de me vider la tête. Et un lieu qui vit presque toute la journée avec des ambiances très différentes", souligne celui qui a une préférence pour la salade de scampis et les carbonaras, ainsi que la Tongerlo, bière d'abbaye belge brassée par la brasserie Haacht. (Le prix des plats varie entre 18 et 27€).

Dans l'établissement, les tables sont assez rapprochées. "Et comme la clientèle est très mélangée, des hommes d'affaires aux starters en passant par les étudiants ou les personnes plus âgées, l'ambiance est toujours très conviviale, souligne Nicolas Ghislain. Cela m'est déjà arrivé d'entamer une conversation ou d'interagir avec mes voisins de table. L'ambiance est tellement sympa que je vais donc volontiers seul dans ce restaurant".

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Les tables étant assez rapprochées, il est parfois arrivé, à celui qui a été rédacteur en chef adjoint de La Libre, d'entendre des conversations à son corps défendant. "Notamment de couples qui s'engueulent. Cela me fait toujours rire, d'autant plus que cela se remarque tout de suite, rien qu'à leur gestuelle. J'entends même parfois d'autres clients raconter des histoires que je ne devrais pas écouter. Je ne veux pas le faire mais c'est impossible de ne pas les entendre. J'ai déjà entendu des personnes que je connaissais très bien qui étaient critiquées par des gens présents. Mais évidemment, tout cela n'a jamais été répété et est oublié à jamais", conclut Nicolas Ghislain.

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