La rencontre compliquée pour les journalistes avec Cécile de France et Lauriane Escaffre : "Mauvaise question, mauvaise question…"
Impossible d'ignorer le fait que l'entretien est strictement encadré : "pas de questions personnelles", nous a-t-on signalés par écrit, avant même de nous donner le feu vert pour cette interview parisienne. Et certaines questions professionnelles dérangent, visiblement. Charlotte Gainsbourg a d'ailleurs demandé à pouvoir relire toutes les interviews avant publication. Demande que La Libre a refusée. L'entretien étant enregistré, il ne peut y avoir méprise sur les termes utilisés. Tout le reste est affaire de confiance et de professionnalisme, deux notions au cœur du métier de journaliste. Il n'y a donc pas de raison objective de revenir sur ce contrat explicite.
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Cadre strict, timing serré
Même si ces questions préalables ont été réglées, la méfiance reste visiblement de mise. Dans la salle où a lieu la rencontre, une autre attachée de presse m'attend, assise dans un coin derrière moi, face aux chaises où vont s'installer les deux comédiennes. Une position choisie afin de pouvoir communiquer visuellement avec elles ? C'est l'impression que cela me donne. Car même si Lauriane Escaffre est déjà présente, tout sourire, l'attachée de presse me signale que l'entretien ne commencera que lorsque Cécile de France nous aura rejoints dans la pièce. Silence, donc.
À croire que l'idée que je dispose d'une ou deux minutes supplémentaires pour échanger avec la créatrice et actrice apparaisse totalement incongrue à ses yeux. Dommage, car la première question, destinée à déterminer la genèse du projet, pouvait parfaitement être posée dès maintenant et éviter ainsi à Cécile de France de devoir patienter en attendant son tour de prendre la parole. Question de logique et de politesse, mais soit…
Heureusement, l'enthousiasme de mes deux interlocutrices a balayé tous ces mauvais présages et une fois lancée, la conversation s'est révélée à la hauteur de nos attentes et de l'importance du sujet. Dommage que l'atmosphère pesante de cette rencontre de presse ait failli tout gâcher.
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L'Affaire Marie-Claire… et Charlotte Gainsbourg
France, 1972. Dénoncée pour avortement illégal, Marie-Claire Chevalier (Saül Benchetrit), 16 ans, est convoquée devant le Tribunal de Bobigny, ainsi que sa mère Michèle et les deux femmes qui les ont aidées. Pour défendre sa fille, Michèle Chevalier fait appel à l'avocate Gisèle Halimi dont la réputation et la détermination sont parvenues jusqu'à elle.
Pour jouer ses rôles marquants dans la lutte pour le droit à l'avortement en France, les scénaristes et réalisateurs Yvo Muller et Lauriane Escaffre ont choisi Cécile de France et Charlotte Gainsbourg. Les rencontres avec la presse ont lieu à Paris, dans un hôtel chic, mais un contexte tendu.
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La polémique a rattrapé l'équipe en raison des opinions pro-Israël de Charlotte Gainsbourg alors même que le combat de Gisèle Halimi en faveur du peuple palestinien est connu de longue date…. Un choix jugé "totalement inapproprié" par les admirateurs de la grande avocate et autrice française.