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La refonte du PS nous concerne tous

National

Les esprits sont préparés. Au sein du Parti socialiste, la perspective de gouverner avec le PTB n'est plus vraiment un sujet. Par contre, négocier avec la N-VA devient impensable pour nombre d'entre eux. Ce constat fera frémir le monde politique flamand. Il devrait aussi inquiéter les francophones, tant cette posture aura un impact sur l'avenir politique et institutionnel du pays.

Plusieurs responsables socialistes considèrent aujourd'hui le parti de Bart De Wever comme infréquentable. Le rejet, parfois même le dégoût, dépasse le simple désaccord politique. L'interminable crise bruxelloise en a été l'illustration parfaite. Il aura fallu 614 jours aux chefs de file pour former un gouvernement de plein exercice. Un record honteux, fruit d'un veto "anti-N-VA" du socialiste bruxellois Ahmed Laaouej qui estimait pouvoir se passer de ses deux députés régionaux. Les oppositions idéologiques, les rancœurs personnelles et les lignes rouges partisanes ont largement contribué à cette paralysie.

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Cette évolution interroge la capacité des partis à négocier avec ceux dont elles combattent les idées, mais qui représentent toutefois une partie significative de l'électorat. Les débats internes au PS, qui doivent déterminer son rapport au PTB comme à la N-VA, pèseront lourd. Alors que Nicolas Martin dirige sa ville de Mons avec le PTB, il se dit prêt à négocier avec les nationalistes flamands au niveau fédéral. Face au rapport de force, voilà une forme de pragmatisme…

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Comme d'autres partis usés, le PS tente de mettre à jour son logiciel pour reconquérir des électeurs déçus. Une vaste opération certifiée "sans tabou". Officiellement du moins. Si cette refondation s'accompagne d'un rapprochement avec le PTB et de grandes "exclusives", l'unité du pays en serait menacée. Les leaders du PS peuvent avoir de sérieuses réserves sur la N-VA, mais la porte du dialogue doit rester ouverte. D'autant que l'extrême droite, avec les 20 sièges du Vlaams Belang à la Chambre, occupe déjà une place considérable en Flandre. L'éventail de coalitions possibles n'en est que plus réduit.

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Le PS reste libre de ses choix. Mais il doit en mesurer la portée. Compte tenu de ses conséquences pour l'ensemble du pays, la refondation du PS n'est pas qu'une affaire socialiste. Loin de là…

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