La production d’électricité en Belgique est au plus bas depuis près de 20 ans : comment l’expliquer ?
La production d’électricité en Belgique a chuté en septembre à son plus bas niveau depuis près de 20 ans, selon les chiffres publiés par le Service public fédéral (SPF) Économie. Le pays dépend dès lors massivement des importations.
Le volume généré s’est élevé à 4.021 gigawattheures le mois dernier. Il s’agit du niveau de production le plus faible depuis que le SPF Économie a commencé à établir ces statistiques en 2008.
Cette situation s’explique par la mise en maintenance de Doel 4 et Tihange 3. À l’arrêt depuis début avril, ces deux réacteurs nucléaires ont redémarré il n’y a que quelques semaines. S’y ajoute une production éolienne et solaire modérée à l’approche de l’automne.
Par conséquent, les importations électriques ont atteint « un niveau sans précédent » depuis avril, représentant la « plus haute valeur enregistrée depuis le début de la série statistique en janvier 2008 », souligne le SPF Économie.
Au cours du premier semestre 2026, la Belgique a importé 18,7 térawattheures (TWh) et en a exporté 6,2 TWh, marquant un « solde d’importations nettes sans précédent de 12,5 TWh ». Depuis avril, l’apport étranger avoisine deux TWh mensuels.
Cette électricité a principalement été importée depuis les Pays-Bas et la France. Fait rare, la Belgique est également devenue « un importateur net » vis-à-vis de l’Allemagne et du Royaume-Uni.