la facture grimpe à 6.000 euros
Par Ibrahim Molough
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Ajoutez-nous à vos favoris Google Les funérailles représentent une dépense de plus en plus lourde pour les familles en Belgique. Entre les pompes funèbres, la crémation, la concession au cimetière et la cérémonie religieuse, la facture peut atteindre plusieurs milliers d’euros, poussant certains à revoir leurs choix. Un sujet signé Justine Roldan Perez et Gaëtan Zanchetta.
Préparer ses funérailles de son vivant permet notamment d’éviter à ses proches de devoir assumer seuls cette dépense. C’est le choix d’Annick et de son mari, qui ont déjà payé leurs obsèques. Pour le couple, la facture s’élève à 6.000 euros par personne.
« Sans faire de trop de trucs, parce que tout coûte cher maintenant, il n’y a plus rien pour rien », explique Annick. Une somme importante, mais qu’ils préfèrent régler eux-mêmes plutôt que de la laisser à leurs enfants.
Au cimetière, des tarifs en hausse
Le choix de la sépulture influence lui aussi le montant final. À Charleroi, l’inhumation en terre commune est gratuite. En revanche, une loge pour une urne dans un columbarium coûte environ 500 euros, avec un renouvellement tous les 30 ans. Un caveau familial peut dépasser les 4.000 euros selon sa capacité.
Les tarifs ont augmenté jusqu’à 20 %, selon le type de concession. Véronique Mouyaux, directrice de la citoyenneté en charge des cimetières à la Ville de Charleroi, explique cette hausse par la révision des tarifs et l’augmentation des coûts. « On s’aligne aussi sur l’augmentation des coûts et des charges », résume-t-elle.
Ces prix peuvent directement influencer les décisions des familles. « Lorsqu’on annonce les prix, certains vont changer de mode de sépulture », constate Véronique Mouyaux. Certaines se tournent ainsi vers une solution moins coûteuse.
Des funérailles classiques à 5.000 euros
La facture est déjà conséquente avant même de parler de concession. Pour des funérailles classiques, il faut compter entre 4.500 et 5.000 euros auprès d’une entreprise de pompes funèbres.
Comme d’autres secteurs, les professionnels doivent composer avec la hausse du prix des matériaux, notamment du bois, mais aussi avec celle du coût du travail. « C’est le petit consommateur qui est au bout de la chaîne, qui paye malheureusement pour toutes ces augmentations », souligne Denis Fontaine, administrateur d’une entreprise de pompes funèbres.
Pour limiter les dépenses, certaines prestations peuvent être adaptées aux moyens des familles, en réduisant certains postes pour en privilégier d’autres.
La crémation et la cérémonie religieuse aussi concernées
En Wallonie, environ 54 % des défunts ont recours à la crémation. Au crématorium de Frasnes-lez-Anvaing, les tarifs sont revus chaque année en fonction notamment des coûts énergétiques, du personnel et de l’entretien des bâtiments, explique Anne-Marie Goemare, responsable de la communication d’Ideta.
Enfin, une cérémonie religieuse peut coûter jusqu’à 300 euros, selon les diocèses. En Belgique, environ 112.000 décès sont enregistrés chaque année.