Interdiction de la kétamine au volant : les policiers dépourvus de tests salivaires
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Consommation croissante
Pour les patrouilles, la seule option reste l'évaluation des signes extérieurs d'altération des facultés (troubles de l'élocution, perte d'équilibre, comportement erratique). En cas de soupçon, une prise de sang peut être effectuée.
Pourtant, selon les données de l'Institut VIAS, l'institut belge de la sécurité routière, la kétamine s'est imposée ces dernières années dans le paysage festif et se retrouve désormais dans environ 6 % des analyses de laboratoire positives à d'autres substances.
Pourquoi ce retard ? L'État fédéral doit d'abord valider les critères techniques des nouveaux dispositifs de screening, avant de lancer un marché public pour l'achat en masse de ces nouveaux kits. Selon les estimations actuelles, ces tests de nouvelle génération ne devraient pas équiper les policiers sur le terrain avant l'été 2027.
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Pour les conducteurs qui passeraient tout de même par la case laboratoire après un comportement suspect, la loi prévoit un retrait immédiat du permis de 15 jours, des amendes pouvant grimper jusqu'à 16 000 euros en première instance, et de lourdes peines de prison pour les récidivistes.
"La Justice continue d'investir dans les tests salivaires et les dispositifs de prélèvement salivaire afin de détecter et de constater la consommation de drogues au volant", indique la porte-parole de la ministre de la Justice Annelies Verlinden. "Grâce à un nouveau cahier des charges, les futurs tests permettront également de détecter la présence de kétamine. La police et la Justice disposeront ainsi de moyens supplémentaires pour agir contre les conducteurs qui mettent en danger leur propre sécurité et celle des autres usagers de la route."