Installé dans un ancien presbytère du XVIIe siècle, ce restaurant gastronomique ose les associations les plus folles et brille dans la sous
Des associations qui bousculent les papilles
En cuisine, le produit reste roi. Maxime Colin affectionne les cuissons courtes, parfois à peine saisies, pour préserver toute la fraîcheur et la finesse des ingrédients. Lors de notre passage, le thon rouge en est une belle illustration. Il est, en effet, proposé en tacos avec une glace à l'huître et un jus de tomate. Délicieux !
Décors saisissants, jeu gustatif et repas dans un siège mouvant: ce restaurant étoilé repousse les limites de l'expérience gastronomique (vidéo)
L'influence asiatique s'invite ensuite autour du maigre, travaillé sous différentes formes avec une sauce tataki et un étonnant sushi au foie gras. Mais la surprise la plus marquante arrive avec la langoustine. Sa chair délicate rencontre de la pastèque confite et grillée, relevée par un jus de têtes marbré au citron vert. Une association terre-mer audacieuse qui fonctionne à merveille.
Après une viande blanche accompagnée de ris de veau, le repas s'achève sur une note subtilement sucrée avec un dessert composé de pêche de vigne, panna cotta à la verveine et fines feuilles de meringue. Une conclusion tout en fraîcheur.
Une expérience gastronomique sans routine
Le plaisir se prolonge également dans le verre. Alexandre accompagne les convives dans le choix des vins, avec une attention particulière portée aux accords. De prime abord, le menu est imposé mais le restaurant propose aussi une formule improvisation pour ceux qui souhaitent revenir endéans les six semaines qui séparent chaque nouvelle carte. En ce moment, Saint-Jacques et homard sont notamment à l'honneur.
Risotto, Amarone et Tiramisu dans un cadre d'exception: ce restaurant gastronomique révèle une autre facette de Venise