il vraiment trop tourner à Anderlecht ? On a comparé ses choix à ceux de ses concurrents
"Nous renouvelons notre confiance en l’entraîneur. Mais sommes-nous entièrement satisfaits ? Non !”
Depuis quelques heures, ces mots font grand bruit dans le microcosme du football belge. Ils sortent de la bouche de Kenneth Bornauw. Interrogé par plusieurs médias, le CEO d’Anderlecht a maintenu sa confiance en son entraîneur, Vitor Bruno. Mais il en a aussi profité pour mettre un peu de pression sur le Portugais. En expliquant que tout n’est pas rose et que la direction bruxelloise n’est pas pleinement satisfaite pour l’instant.
En ligne de mire des principales critiques, la fâcheuse tendance de Bruno à remodeler son onze de base. Qu’il gagne ou qu’il perde, Bruno va procéder à un gros turnover, impliquant une flopée de joueurs chaque week-end, quitte à déstabiliser son équipe. C’est en tout cas ce qu’estiment certains observateurs et pas mal de supporters. Mais tout compte fait, est-ce vrai ? Ou n’est-ce finalement qu’une chimère, amplifiée au fil du temps ?
Pour en savoir plus, on a décidé de comparer le noyau bruxellois avec certains autres noyaux de Pro League. Et pour que la comparaison ait du sens, on a décidé de ne se focaliser que sur les clubs qui jouent l’Europe cette saison : le Club de Bruges, l’Union Saint-Gilloise, La Gantoise et Saint-Trond. Quatre clubs qui, comme Anderlecht, pourraient être tentés de procéder à un turnover au vu du programme chargé.
Premier axe d’analyse, le nombre de joueurs utilisés depuis le début de la saison en Pro League. Côté anderlechtois on va puiser loin, très loin dans le réservoir cette saison. La preuve, Vitor Bruno a donné du temps de jeu à… 28 joueurs différents. A titre de comparaison, Saint-Trond (21), Gand (22) et Bruges (21) ont puisé moins loin dans leur noyau.
Le cas des Brugeois est d’ailleurs particulièrement intéressant puisqu’un peu comme du côté des Mauves, leur noyau pullule de talent et de solutions potentielles. Sauf qu’Ivan Leko semble plus réticent à ouvrir son équipe.
Au final, la seule équipe qui regarde Anderlecht dans les yeux, c’est l’Union. Déforcé par un mercato sortant particulièrement saignant (Khalaili, Burgess, Sykes) et par une avalanche de blessures (Sykes, MacAllister…), David Hubert a fait appel à 30 joueurs différents cette saison. Quasiment 3 équipes, donc. Et deux pions de plus que Bruno à Anderlecht.