"Il se montrera très dur" : l'Europe inquiète d'être une cible de la colère de Trump après les midterms
Parmi les scénarios redoutés figure le retrait de plusieurs milliers de soldats américains supplémentaires d'Europe. La législation américaine prévoit actuellement un minimum de 76 000 militaires sur le continent. Une révision du dispositif militaire des États-Unis en Europe est attendue d'ici décembre. Trois diplomates craignent que Donald Trump ne profite de cette échéance pour amplifier le retrait des troupes, dans le but de satisfaire sa base électorale MAGA.
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Une telle décision pourrait laisser les Européens face à d'importantes lacunes militaires. "Si Trump décide d'imposer un retrait plus massif, l'Europe aura 'le plus de mal' à remplacer des moyens tels que les capacités de guerre électronique, les systèmes de défense aérienne, le soutien en matière de renseignement et de reconnaissance, le ravitaillement en vol et certains types de logistique", explique Jennifer Kavanagh, politologue spécialisée en stratégie de défense américaine au média américain.
L'Ukraine au cœur des tensions
Les inquiétudes des diplomates dépassent la seule question des effectifs militaires. Les États-Unis pourraient également réduire leur contribution au budget commun de l'OTAN, limiter le programme PURL, qui soutient les achats d'armes destinées à l'Ukraine, ou encore renforcer leurs liens avec la Russie.
Un autre scénario inquiète particulièrement les Européens : Donald Trump pourrait conditionner le maintien des troupes américaines sur le continent à l'acceptation, par les Européens, d'un accord de paix en Ukraine soutenu par Washington.
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Ces craintes s'ajoutent aux tensions provoquées par la suspension des services satellitaires Starlink destinés à l'Ukraine et par le rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Dans le même temps, la Russie intensifie ses opérations de sabotage et sa guerre hybride en Europe.
Oana Lungescu, ancienne responsable de l'OTAN, met en garde : "Il y a un risque que tous ces éléments soient en quelque sorte considérés comme faisant partie d'un accord beaucoup plus vaste avec Poutine […] Ce qui créerait une situation très dangereuse pour la sécurité en Europe."
Le Pentagone aussi sous pression
Une défaite républicaine pourrait également fragiliser le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth. Un Congrès à majorité démocrate pourrait ouvrir des enquêtes sur le licenciement de dizaines de généraux et d'amiraux, mais aussi sur la guerre menée contre l'Iran. Un éventuel départ de Pete Hegseth pourrait retarder de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois, les décisions concernant les troupes américaines en Europe.
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De son côté, la Maison Blanche défend le bilan du président. Olivia Wales, attachée de presse adjointe, affirme que "le président Trump a fait plus pour l'OTAN que quiconque". Elle cite notamment l'engagement des alliés à porter leurs dépenses de défense à 5 % de leur PIB d'ici 2035.