Gaston, jardinier, cultive ses pommes de terre sous bâche : " On ne s'occupe pas du tout des pommes de terre durant toute la saison "
Pommes de terre sous bâche : Gaston, jardinier, dévoile sa méthode pour ne presque plus s’en occuper de tout l’été
Partir plusieurs semaines en vacances sans retrouver son potager envahi de mauvaises herbes : voilà une perspective qui séduira bien des jardiniers. Sur sa chaîne YouTube Jardin Vivrier, Gaston, un jardinier amateur belge, présente une technique particulièrement intéressante pour cultiver les pommes de terre sans passer son été à désherber, arroser ou butter les plants. Son principe repose sur un équipement très simple : une bâche noire installée dès la plantation, qui protège le sol et limite considérablement les interventions pendant la saison.
Après avoir comparé trois méthodes de culture, ce passionné a été particulièrement séduit par la facilité d’entretien de la plantation sous bâche. « Donc à part la phase de plantation et la phase de récolte, ben entre les deux, on peut partir pendant un mois, il y a aucun souci. Tout ça va très très bien pousser tout seul. » Une affirmation tirée de son expérience personnelle, qui ne constitue pas pour autant une garantie dans tous les jardins. Car si la bâche peut réduire le travail, son efficacité dépend aussi de la météo, de la nature du sol et de la bonne installation du dispositif.
Pourquoi Gaston préfère la bâche noire pour cultiver ses pommes de terre sans entretien
Contrairement à la culture sous mulch, qui nécessite de compléter régulièrement la couverture végétale, la bâche noire reste en place pendant toute la saison. Fabriquée dans un matériau opaque, elle empêche la lumière d’atteindre les herbes indésirables, limitant ainsi leur développement. Les pommes de terre, elles, poussent à travers des ouvertures pratiquées au niveau de chaque plant. Gaston apprécie particulièrement cette autonomie : « Alors pour ce qui est des avantages et des inconvénients de la méthode avec la bâche, ben je dirais comme comme gros gros avantage là-dessus, c’est que à l’opposé complet de la méthode avec Mulsh, la méthode sous bâche en fait, on s’occupe pas du tout des pommes de terre durant toute la saison. »
Autre atout mis en avant par le jardinier de Jardin Vivrier : la conservation de l’humidité. En couvrant la terre, la bâche réduit l’évaporation et contribue à maintenir des conditions plus régulières autour des tubercules. Elle peut également limiter leur exposition à la lumière, responsable du verdissement, à condition que les pommes de terre soient suffisamment enterrées et que les ouvertures restent bien ajustées. Cette protection ne remplace toutefois pas systématiquement l’arrosage : en période de sécheresse prolongée, les besoins en eau des plants peuvent rester importants.
Pommes de terre sous bâche : comment installer cette méthode au printemps ?
Pour reproduire cette technique, tout se joue au moment de la plantation. Commencez par préparer une terre suffisamment meuble, puis installez les pommes de terre à environ 10 cm de profondeur, en respectant un espacement proche de 30 cm entre les plants et une distance adaptée entre les rangs. Recouvrez-les de terre avant de dérouler une bâche noire opaque, suffisamment résistante pour supporter plusieurs saisons. Celle-ci doit être soigneusement fixée sur les bords afin d’éviter qu’elle ne se soulève sous l’effet du vent.
Pratiquez ensuite des ouvertures en croix au-dessus des emplacements de plantation, suffisamment larges pour permettre aux tiges de se développer sans être étranglées. Veillez également à ce que l’eau puisse atteindre les racines, notamment grâce aux ouvertures ou à un système d’irrigation adapté. Un arrosage au moment de la plantation peut être nécessaire si la terre est sèche. Une fois les plants installés, la bâche limite les besoins de désherbage et réduit le travail du sol. Il reste néanmoins indispensable de surveiller ponctuellement le feuillage, notamment pour repérer le mildiou ou les doryphores.
Culture des pommes de terre sous bâche : un investissement réutilisable pendant plusieurs années
Pour Gaston, l’intérêt de cette méthode ne se limite pas aux semaines gagnées pendant l’été. Une bâche correctement découpée peut être conservée et réutilisée lors des saisons suivantes, ce qui évite de recommencer toute la préparation. « Et puis bon peut-être autre avantage aussi, c’est que une fois qu’on a découpé la bâche, qu’on a fait les trous, on va pouvoir réutiliser cette bâche durant au moins sept huit neuf 10 saisons, je pense. » Cette durée reste une estimation personnelle, qui dépend notamment de la qualité du matériau, de son exposition au soleil et des conditions de stockage.