'F**k Trump !' : à la veille des midterms, Jake Angeli, le chaman de l’attaque du Capitole, ne votera pas
L’heure de gloire de Jacob Chansley, aussi appelé Jake Angeli, "chaman" autoproclamé, c’est le 6 janvier 2021 pendant l’assaut du Capitole, une tentative de coup d’Etat.
Dans la foule des supporters de Donald Trump, cet adhérent aux théories du complot de QAnon se distingue immédiatement sur les images : sa coiffe aux cornes de bison, son torse tatoué et sa peinture de visage aux couleurs américaines font immédiatement le tour des télévisions du monde. Sur sa poitrine, un tatouage représente le valknut, symbole du wotanisme, un courant issu du paganisme, suprémaciste blanc et raciste.
Le trentenaire originaire de l’Arizona participe à l’envahissement du Congrès, avec des centaines de partisans de Donald Trump, pour empêcher les élus de valider la victoire du démocrate Joe Biden à l’élection présidentielle.
Adepte des "vérités alternatives", il se proclame "soldat numérique de QAnon", la mouvance complotiste dont Donald Trump est le héros.
L’ancien président républicain Donald Trump refuse de reconnaître sa défaite, dénonçant sans preuve des fraudes électorales massives.
Jake Angeli affirme faire "partie d’une action de groupe répondant, avec d’autres 'patriotes' d’Arizona, à un appel du président à tous les 'patriotes' à venir à Washington", selon l’acte d’accusation du procès qui suivra.
Il plaide coupable et est condamné en novembre 2021 à 41 mois de prison dont il purge qu’une petite partie avant d’être libéré anticipativement en mars 2023 et gracié par Donald Trump à son retour au pouvoir l’an dernier.
Depuis Jake Angeli a tourné le dos à cette mouvance et surtout à Donald Trump, à qui il adresse un cordial "F**k" dans cette vidéo tournée par nos envoyés spéciaux aux Etats-Unis à quelques jours des élections de mi-mandat.