erreurs à éviter sur la route
Par Ibrahim Molough
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Ajoutez-nous à vos favoris Google Le brouillard fait son retour en Belgique et réduit parfois fortement la visibilité sur les routes. Se rapprocher du véhicule qui précède, rouler trop vite ou oublier ses feux adaptés : Benoît Godart, porte-parole de Vias, rappelle les erreurs à éviter pour limiter les risques d’accident. De son côté, la Wallonie prépare déjà son dispositif hivernal face aux premières gelées. Un reportage de Frédéric Delfosse et Denis Caudron.
Ces derniers jours, les automobilistes ont retrouvé un phénomène bien connu de l’automne : le brouillard. Ce vendredi soir, Bruxelles, la Flandre, le Brabant wallon et le Hainaut seront placés en alerte jaune dès 23h en raison de la visibilité réduite.
Ce phénomène représente un véritable danger. Selon Benoît Godart, porte-parole de Vias, un accident sur 200 en Belgique survient dans le brouillard. Ces accidents sont également deux fois plus graves, avec davantage de blessés et de tués.
Se rapprocher du véhicule devant soi : une mauvaise idée
Lorsque la visibilité diminue, certains conducteurs ont tendance à se rapprocher du véhicule qui les précède pour mieux distinguer ses feux arrière. Un réflexe rassurant en apparence, mais dangereux.
« On perd ses repères quand il y a un brouillard épais. On a tendance à se rassurer en essayant de se rapprocher du conducteur qui est devant soi parce que lui, on voit ses feux de brouillard. Et pour ce faire, on augmente la vitesse alors que justement, on devrait faire l’inverse et ralentir », explique Benoît Godart.
Il faut donc faire exactement l’inverse : ralentir et adapter sa vitesse aux conditions de visibilité. La recommandation est de ne pas dépasser les 80 km/h. Autre point de vigilance : les feux de brouillard. Lorsque la visibilité descend sous les 100 mètres, les automobilistes doivent les enclencher. Sur autoroute, les poteaux sont généralement espacés de 50 mètres. Si les deux poteaux suivants ne sont plus visibles, la visibilité est donc inférieure à 100 mètres.
660 engins prêts à intervenir en Wallonie
Le brouillard n’est pas le seul phénomène qui inquiète les automobilistes. Les premières gelées nocturnes ont déjà fait leur apparition cette semaine sur les hauteurs. Les services de la Région wallonne préparent donc leur dispositif hivernal.
Dans les ateliers, les équipes inspectent les 660 engins d’épandage et de déneigement répartis en Wallonie. Chaque véhicule est vérifié avant de reprendre du service. Lors d’un premier démarrage, une pièce fatiguée a notamment été repérée. « Les températures commencent à chuter. On a eu bon tout l’été. On ne sait pas comment sera l’hiver », confie un travailleur.
Dès le 1er novembre, plus de 1.200 personnes pourront être mobilisées. Sarah Pierre, porte-parole du SPW Mobilité et Infrastructures, assure que les équipes sont prêtes : « Le matériel est disponible. Le personnel est aussi mobilisable. Et donc, clairement, la neige peut arriver. La Wallonie est prête. »
145.000 tonnes de sel en réserve
Pour anticiper les besoins, le SPW Mobilité et Infrastructures s’appuie sur les données des cinq derniers hivers.
La Wallonie disposera d’une réserve de 145.000 tonnes de sel d’ici au 15 avril prochain, dont 100.000 tonnes sont déjà stockées dans les hangars. L’hiver dernier, 60.000 tonnes avaient été épandues sur une grande partie des 8.367 kilomètres de routes régionales et d’autoroutes gérés par la Région.