Donald Trump intègre la liste des 33 "prédateurs de la liberté de la presse": "Un couronnement du pire"
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Les chiffres du classement mondial de RSF témoignent également de cette dégradation. Entre 2025 et 2026, les États-Unis sont passés de la 57e à la 64e place sur 180 pays. En avril dernier, l'organisation avait déjà alerté sur un recul historique de la liberté de la presse : le score moyen mondial avait atteint son niveau le plus bas depuis 25 ans.
Des dirigeants aux géants de la technologie
D'autres noms bien connus figurent également dans cette nouvelle édition. Vladimir Poutine et Daniel Ortega, président du Nicaragua, accompagné de son épouse Rosa Murillo, font partie des récidivistes. Les forces armées israéliennes, les cartels mexicains et le Parti communiste chinois sont également toujours présents.
"La Chine de Xi Jinping reste la plus grande prison du monde pour les journalistes", rappelle RSF. Au Mexique, l'organisation dénonce un "climat de terreur dans un pays supposément 'en paix' où près d'un journaliste est tué chaque mois par le crime organisé depuis le début de l'année". Quant aux forces armées israéliennes, elles sont accusées de mener une politique répressive contre les journalistes à Gaza, en Cisjordanie et au Liban.
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Les menaces ne sont toutefois pas uniquement physiques ou politiques. Dans la catégorie économique, RSF épingle Alphabet, propriétaire de Google et YouTube, ainsi que Meta, maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp. L'organisation dénonce leur poids sur le marché de la publicité numérique, qui fragilise le financement des médias.
Le milliardaire français Vincent Bolloré, qui détient notamment CNews, figure également dans cette catégorie. RSF cite aussi Elon Musk dans son volet social, l'accusant de favoriser la désinformation et de propager la haine envers les journalistes sur son réseau social X.
"Un couronnement du pire"
Au total, les 33 prédateurs sont répartis en cinq catégories : politique, sécurité, juridique, économique et social. Parmi les autres personnalités épinglées figurent notamment le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président argentin Javier Milei ou encore le milliardaire indien Gautam Adani.
"La liste des prédateurs, c'est un peu les Razzie Awards de RSF, un couronnement du pire de ce qui est tenté et attenté contre la presse. N'y figurent, en toute subjectivité, que les dirigeants et les organisations qui, au terme d'une année chargée, ont vraiment fait montre d'un acharnement évident", explique Thibaut Bruttin, directeur général.
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Derrière ce palmarès, RSF rappelle que les méthodes employées peuvent être très différentes : "Qu'ils agissent par la violence physique et verbale, la loi, l'intimidation, la manipulation numérique, ou la voie économique, ces prédateurs partagent une même volonté : empêcher les journalistes de faire leur travail, priver les citoyens d'une information libre et indépendante.(...) Face à celles et ceux qui cherchent à imposer le silence, RSF continuera de nommer ceux qui tuent le journalisme."