Coups de poing, vêtements déchirés : le Parlement arménien est le théâtre de violents affrontements entre députés pro
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"Des gens profondément corrompus nous donnent maintenant des leçons sur la corruption et les fausses informations, prétendant que leurs proches seraient victimes de pressions gouvernementales. Monsieur Karapetyan, ce n'est pas ma faute si toute votre famille est impliquée en politique, y compris votre oncle, votre père et votre cousin", a-t-il lancé.
La situation part en vrille
Les choses ont rapidement dégénéré lorsque plusieurs élus se sont levés, en se bousculant violemment et en s'échangeant des coups de poing. Malgré ces scènes de chaos, le président du Parlement Ruben Rubinyan n'a pas souhaité mettre un terme à la séance du jour car il voulait que "tout le monde voie tout cela".
Sans surprise, les tensions ont continué de s'exacerber. Le vice-président de la Chambre a été surpris en train de lancer une chaise en direction des députés de l'opposition. Un geste qui a finalement poussé Ruben Rubinyan à suspendre la séance du jour. Les violences ne se sont pas stoppées pour autant. Selon plusieurs personnes présentes sur place, la tension était encore palpable en dehors de l'hémicycle.
Sur les images à disposition du public, on y aperçoit notamment le député de l'opposition, Andranik Gevorgyan, le nez en sang. Un autre député de son parti a lui été vu avec des vêtements déchirés.
"Du hooliganisme"
Après la suspension, Taron Chakhoyan, membre du parti Contrat civil, a qualifié les agissements de l'opposition comme de "l'hooliganisme" et a clairement fait entendre que ces incidents étaient prémédités. Dans le même camp, le Premier ministre arménien s'est lui aussi montré très virulent vis-à-vis de l'opposition. "Si quelqu'un pense pouvoir lever la main sur un membre de l'Assemblée nationale, le frapper ou faire quoi que ce soit d'autre, nous lui briserons le bras. Je le dis clairement, sans détour", a affirmé Nikol Pashinyan.
Dans le camp d'en face, les responsabilités sont à mettre sur le dos du parti au pouvoir. "Ruben Rubinyan porte l'entière responsabilité de ce qui s'est passé. Il a encouragé les provocations de l'instigateur, Taron Chakhoyan, et n'a rien fait pour intervenir", s'est défendu Marianna Gahramanyan.