"C’est la loi d’Anderlecht": Degryse explique la pression permanente
"C’est la loi d’Anderlecht": Degryse explique la pression permanente
LUNDI, 2 NOVEMBRE 2026, 08:25 - La Panthère Mauve
INTERVIEWS
La victoire contre Westerlo a permis à Anderlecht de franchir un premier obstacle dans une semaine particulièrement importante, mais pour Marc Degryse, il serait prématuré de parler de véritable tournant. L’ancien joueur du RSCA estime que le succès des Bruxellois doit encore être confirmé lors des prochaines échéances face à Salzbourg et au Club Bruges.
Selon le consultant, Anderlecht a surtout réussi à gérer la pression dans un contexte délicat. Avec un entraîneur, Vítor Bruno, sous le feu des critiques et une équipe dos au mur, les Mauve et Blanc ont répondu présent. « Ils ont acheté du temps », résume Degryse. Il souligne toutefois que Westerlo s’est montré décevant, ce qui l’incite à relativiser la portée du résultat.
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Pour l’ancien diable rouge, le bilan reste insuffisant pour parler de renaissance. Malgré cette victoire, Anderlecht n’a remporté que six de ses dix matches de championnat. Une réalité qui explique, à ses yeux, l’absence d’euphorie dans le camp bruxellois après le coup de sifflet final. « Personne ne doit penser que toutes les critiques ont été réduites au silence», estime-t-il.
Degryse est également revenu sur les déclarations de Vítor Bruno après la rencontre. Lorsque l’entraîneur a affirmé que « les problèmes doivent se résoudre en interne», il y a vu un message adressé à sa direction. Une réaction qui trouve son origine dans les propos tenus quelques jours plus tôt par le CEO Kenneth Bornauw.
L’analyste juge en effet que le dirigeant est allé très loin dans ses commentaires publics concernant les choix sportifs. « Il est CEO, pas directeur sportif», rappelle-t-il. En s’exprimant sur les décisions de l’entraîneur, Bornauw aurait empiété sur le terrain d’Antoine Sibierski, une situation que Degryse considère comme délicate pour le bon fonctionnement du RSCA.
Mais si les tensions internes sont aujourd’hui exposées au grand jour, elles ne surprennent pas l’ancien international. « C’est la loi d’Anderlecht», explique-t-il. Dans le club le plus médiatisé du pays, chaque décision est examinée à la loupe, la pression est permanente et les attentes restent immenses.
La victoire contre Westerlo a donc offert un peu d’air à Anderlecht. Reste désormais à savoir si elle constitue le début d’un redressement durable ou simplement un répit temporaire dans une période toujours sous haute tension.
Source: HLN