Camille Terlinden, la petite Belge qui monte, se confie à Ciné-Télé-Revue : " En France, c’est un autre délire ! "
Comment vous êtes-vous retrouvée sur France 2 ?
Il y a quelques mois, ils m’ont repérée via les réseaux sociaux et les extraits de mes passages sur LN24. Ils aimaient bien mon franc-parler, la façon dont je m’exprime sur les sujets qui me touchent. Je suis allée début juin réaliser une chronique dans leurs bureaux. Puis, ils m’ont rappelée cet été en me disant qu’ils avaient adoré.
Votre chronique s’appelle « Nom di dju ». Un titre qui rappelle vos origines belges !
Ils m’ont demandé de trouver un titre dans l’esprit de ma chronique, où j’évoque avec humour des sujets qui m’interpellent, un peu ubuesques. Comme je suis très attachée à mes racines belges, je trouvais cela chouette de faire un petit clin d’œil à mon pays. J’ai pensé à « Nom di dju ». Ça sonne bien. Et en plus, je suis à moitié liégeoise. Ils ont directement validé, mais j’ai dû leur expliquer ce que ça voulait dire (« nom de dieu ») et comment cela se prononçait.
Entre Belgique et France, la différence de moyens est importante ?
Ah oui, c’est un autre délire ! Déjà, le plateau est beaucoup plus grand. Contrairement à LN24, on n’enregistre pas en direct « Bel & bien ». Certains refont plusieurs fois leur chronique. Il y a beaucoup plus de monde, toute une équipe dédiée à l’image : des maquilleuses, des coiffeuses, ce que l’on n’a pas chez LN24. Par contre, j’ai refusé d’avoir un prompteur alors que quasiment tous les chroniqueurs en utilisent un. Je ne veux pas être prisonnière d’un texte. Je sais ce que je dois dire, mais je ne l’apprends pas par cœur, je veux que cela reste spontané.
Et côté rémunération, c’est plus intéressant en France ?
Ça va vous étonner, mais non. Je suis indépendante, je dois payer mon train, il y a les impôts. A l’arrivée, c’est quasi du bénévolat. Mais c’est une vitrine que je ne peux pas refuser, c’est un tremplin pour moi. L’argent, ce n’est pas grave. C’est un tel privilège qu’on me propose cette émission à 25 ans… Cela fait seulement deux ans que je travaille. J’y vais avec un grand sourire.
Vous connaissez une ascension fulgurante. Sur LN24, on vous voit très régulièrement dans le talk-show « 100 % belge » de Thibaut Roland…
J’ai eu beaucoup de chance de rejoindre LN24 alors que je venais à peine de commencer ma recherche d’emploi. Jim Nejman à l’époque m’a prise sous son aile. Et Thibaut Roland, je lui dois tout. C’est mon mentor. LN24 a été la meilleure école pour moi parce qu’on m’a donné énormément de responsabilités très vite. J’ai grandi en même temps que la chaîne.
« Bel & Bien », chaque samedi à 9h30 sur France 2.