Annelies Verlinden défend un vol en classe affaires à 11.500 euros vers Abou Dhabi : "Cette coopération est fructueuse"
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Contacté, le cabinet de la ministre apporte des précisions sur ce déplacement de fin septembre. "La ministre Verlinden a représenté la Belgique au 15e Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale, organisé à Abou Dhabi. Il a réuni des représentants de 121 pays, dont plus de 40 ministres et hauts responsables gouvernementaux. Pour un pays comme la Belgique, qui prend très au sérieux la lutte contre la criminalité organisée internationale, une présence à ce niveau est essentielle", explique sa porte-parole.
Sur place, la ministre a mené des entretiens bilatéraux avec son homologue émirati et avec le chef de la police de Dubaï afin de consolider la collaboration existante. "Cette coopération est fructueuse. Des résultats très concrets ont été obtenus sur le terrain. Sur les 45 grands criminels recherchés au niveau international, 26 ont déjà été extradés vers la Belgique par les Émirats arabes unis. Vingt-deux d'entre eux l'ont été depuis le début de cette législature", ajoute la porte-parole.
Le cabinet justifie aussi l'organisation du voyage. "La ministre a combiné deux missions internationales importantes. À New York, elle a défendu les intérêts de la Belgique lors de l'Assemblée générale des Nations Unies, le mercredi 23 septembre après-midi et le jeudi 24 septembre matin. Elle y a notamment porté la candidature belge à l'accueil du secrétariat du traité BBNJ et participé à une réunion de travail du réseau ministériel pour la Cour pénale internationale."
"Ces deux missions se sont enchaînées sans interruption, avec un calendrier particulièrement serré pendant le week-end et un vol intercontinental de nuit d'environ douze heures. Le choix de la classe affaires s'est imposé au vu de ces obligations professionnelles et du programme chargé, tant à New York qu'aux Émirats arabes unis. En combinant les deux missions, on a en outre évité des déplacements intercontinentaux et des nuitées supplémentaires", précise la porte-parole.
La ministre était accompagnée d'un collaborateur de cabinet, qui a voyagé en classe économique. Le cabinet précise qu'il ne dispose pas d'un budget de voyage distinct : les visites de travail à l'étranger sont financées par les crédits de fonctionnement généraux, fortement réduits par les économies imposées aux cabinets ministériels.