70.000 policiers mobilisés
18h00> Des heurts éclatent autour de la gare de Rennes
À Rennes, en marge de l’acte III de la manifestation qui a réuni 13.500 manifestants selon la préfecture, des heurts éclatent entre forces de l’ordre et manifestants aux abords de la gare. Les CRS font usage de gaz lacrymogène pour disperser des groupes de manifestants masqués qui tentent d’ériger des barricades à l’aide de chaises, de tables et de mobilier urbain. Deux véhicules d’intervention polyvalent de la gendarmerie (VIPG) Centaure sont également mobilisés.
17h48 > 500.000 manifestants selon les syndicats
Au total 320.000 personnes ont manifesté dont 70.000 à Paris, selon les autorités qui avaient dénombré la semaine dernière 410.000 personnes. Pour sa part, l’Intersyndicale de la jeunesse a avancé le chiffre de 500.000 manifestants dont 200.000 à Paris.
17h37 > Le cortège défile à Nantes avec quelques tensions
Des manifestants défilent dans les rues de Nantes. Quelques affrontements ont lieu avec les forces de l’ordre, qui bloquent différents pont qui permettent d’accéder au centre-ville
17h29 > Une centaine de personnes ont manifesté dans le calme à Liège
Une manifestation, d’environ 100 personnes selon la police, a sillonné le centre-ville de Liège ce samedi après-midi. Le cortège a quitté l’esplanade des Guillemins vers 15h00 pour rejoindre l’hôtel de ville dans le calme une heure plus tard. Les manifestants ont emprunté le boulevard Frère-Orban avant de continuer sur le quai Paul van Hoegaerden. Ils ont ensuite pris la direction de la place du Vingt-Août pour rejoindre la place Cathédrale et l’Opéra de Liège. Lors de leur passage sur la place Saint-Lambert, ils ont momentanément bloqué le tram.
Durant son périple, le cortège a entonné divers chants contre la police et le gouvernement Arizona, mais aussi pour la Palestine. La manifestation s’est terminée dans le calme aux alentours de 17h00, toujours à proximité de l’hôtel de ville et de la place du Marché. Il restait environ 30 manifestants.
Du côté de Bruxelles, alors que plusieurs appels à manifester, plus ou moins fondés, ont été aperçus sur les réseaux sociaux, la police de la capitale n’a finalement rien recensé samedi.
17h20 > Des heurts entre policiers et manifestants à Paris
Des heurts opposaient samedi en fin d’après-midi les forces de l’ordre et des manifestants à l’arrivée du cortège parisien porte de Charenton, saturée de gaz lacrymogènes, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Des participants au cortège ont notamment descellé des pavés à l’aide marteaux pour en envoyer contre les policiers. Au moins un engin incendiaire a aussi été lancé en direction des forces de l’ordre. Celles-ci ont répliqué en lançant des gaz lacrymogènes et en menant plusieurs charges à coups de matraque, selon ces ces journalistes. Plusieurs centaines d’émeutiers sont signalés dans la capitale française.
17h00 > 320.000 participants en France
L’acte III de la colère sociale a mobilisé ce samedi 320.000 personnes en France, dont 70.000 à Paris selon le ministère de l’Intérieur, qui avait comptabilisé 410.000 manifestants le 24 octobre et 550.000 le 17 octobre.
16h50 > Canon à eau et gaz lacrymogènes à Toulouse
À Toulouse, les forces de l’ordre ont fait usage du canon à eau contre une manifestation non autorisée également, qui a réuni plusieurs milliers de personnes, en majorité des jeunes pour certains déguisés. « Ça me fait peur de voir ce qui se passe dans cette démocratie française, un État policier se met en place », a déclaré Eloïse, 35 ans, rencontrée dans le cortège.
16h30 > Des tensions à Marseille et à Lyon
Des tensions ont éclaté à Marseille entre CRS et manifestants après que plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans le quartier des Réformés, dans le centre de la ville, où les rassemblements non déclarés étaient interdits.
À Lyon, où le cortège se tient à l’écart de l’hypercentre, plusieurs milliers de personnes ont commencé à défiler sous haute surveillance. Parmi eux, Boris 36 ans, paysagiste, a déclaré à l’AFP être déjà venu samedi « quand la manifestation était interdite (.) pour défendre nos droits et manifester contre la vie chère ».
15h00 > Jean-Luc Mélenchon dans le cortège parisien
La coordination des gilets jaunes, à l’origine de ces journées, a appelé à faire « un six-seven populaire » en poursuivant « le mouvement les 6 et 7 novembre », au lendemain du 5. « Il y a une colère dans ce pays. Elle monte dans les lycées, les facs, sur les ronds-points, dans les quartiers, dans les champs et sur les lieux de travail. Et cette colère n’est pas entendue », soulignent les gilets jaunes. Dans le cortège parisien était également visible une délégation de LFI, avec Jean-Luc Mélenchon et Rima Hassan.
14h30 > 15.000 manifestants, situation « globalement calme »
L’acte III de la colère sociale a rassemblé 15.000 manifestants pour 65 actions recensées et une situation « globalement calme » en France à 14H00, a indiqué samedi le ministère de l’Intérieur. Ils étaient 37.000 participants pour 108 actions le samedi 24 octobre et 67.000 participants et 198 actions le samedi 17 octobre, a ajouté le ministère, qui précise que l’acte III se déroule « sans incident notable ». Le ministère a toutefois relevé 27 interpellations réalisées à 14H00, contre 217 le 24 octobre.
14h10 > Les cortèges se sont élancés à distance des centres
L’acte III de la colère sociale a débuté un peu partout en France, loin des centres-villes et encadré par un dispositif de sécurité « exceptionnel » avec 70.000 policiers et gendarmes mobilisés face aux craintes de dégradations, mises en avant par le gouvernement. « Macron a mis les revendications sociales à la périphérie de son mandat », résume Adèle Tellez de la CGT Paris, alors que débute la manifestation parisienne, cantonnée dans l’est de la capitale après une dernière décision du Conseil d’Etat samedi matin.
14h00 > Plus de 1.200 contrôles à Paris
À Paris, plus de 1.200 contrôles ont été menés aux abords des gares pour empêcher l’introduction de feux d’artifice, d’objets tranchants et d’articles interdits. Des dizaines de stations de métro, notamment situées près des lieux de pouvoir, sont par ailleurs fermées dans la capitale et de nombreux magasins, sur le parcours autorisé comme dans le centre-ville, sont barricadés. L’usage de drones équipés de caméras a également été autorisé pour surveiller la métropole.